Le vilain nez de la Stasi

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Un pot. Un joli petit pot. A confitures? Non. A odeurs. Oui, vous avez bien lu: ce pot contient un échantillon d’odeur humaine. Une empreinte olfactive. Celle d’un homme ou d’une femme qui a été interrogé, un jour ou une nuit - des jours ou des nuits peut-être -, par la Stasi, la police secrète de l’ex-RDA.

Si vous avez vu La vie des autres, le remarquable film de Florian Henckel von Donnersmarck (voir ici la fiche de Cinebel.be), vous savez déjà comment cette fragrance était captée et mise en bocal: le suspect était assis sur une chaise recouverte d’un chiffon qui recueillait sa transpiration. Précieusement stocké dans un flacon étanche, l’échantillon (le chiffon) pouvait ensuite être conservé pendant des années et exhumé à tout moment des archives pour être soumis, en cas de besoin au flair d’un chien policier.

On peut voir quelques-uns de ces sinistres objets dans des musées allemands. A Berlin ou à Leipzig, par exemple. Dans la ville de Jean-Sébastien Bach, un bâtiment abritait jusqu’en 1989 un siège régional de la Stasi. Il a été transformé en un musée qu’a visité l’auteur de ce billet copieusement documenté.

On peut en voir deux aussi dans les vitrines de l’exposition. Ils nous ont été prêtés sous la condition expresse que l’étiquette nominative ne soit pas lisible. C’est bien le moins…

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